Qui a dit que la mode était superficielle?

21 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Orpheline, issue d’un milieu modeste, elle réussit à s’afficher comme la figure la plus influente de l’univers de la mode au vingtième siècle. Avant elle, les femmes de la Belle Époque portaient des corsets et des vêtements si structurés qu’elles pouvaient à peine monter et descendre d’une voiture.

C’est justement l’avènement de l’automobile qui lui inspire la création du style « sport », un look épuré dont la coupe octroie raffinement et confort à la femme qui l’aborde. Elle ira même jusqu’à façonner le vêtement féminin dans le jersey, un tissu qui avait toujours été utilisé à la fabrication de sous-vêtements masculins. Voilà qui diffère des soieries et des dentelles, et annonce le début des coupes unisexes. Tout le travail de Chanel personnifie l’avant-garde.

Nous lui devons aussi les fausses perles, les pierres du rRhin et l’or plaqué. Nous lui devons la popularité du bronzage et du rouge à lèvres. Coco, c’est la démocratisation de la mode, autrefois accessible à une élite. C’est la féminité dans sa forme la plus pure.

Si les modes passent, le style Chanel demeure.  D’ailleurs, Chanel No. 5 est encore le parfum le plus vendu dans le monde. Découvrez un documentaire sur l’histoire de la vie de cette femme hors de l’ordinaire, lundi et mardi à 21h30. Mercredi, visitez les ateliers actuels de la griffe Coco Chanel et découvrez comment cette marque survit au fil des décennies.

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La fille aux yeux rouges

21 décembre 2009 · Laisser un commentaire

 Barak Obama est  derrière « La fille aux yeux rouges » 

 « La fille aux yeux rouges » est plus qu’une série de capsules portant sur une petite fille albinos : c’est une réflexion sur la différence et l’isolement, deux réalités bien connues dans notre réalité actuelle.

 Toute la démarche derrière ce projet  est inspirée du discours d’investiture de Barak Obama, un discours faisant appel à la solidarité et à la tolérance des Américains, et de tous les peuples de la terre.

L’ayant écouté, Alexandra Myotte et Jean-Sébastien Hamel ont eu l’idée de raconter le l’histoire d’une femme « différente ». Cette femme se crée un monde imaginaire, dans lequel elle évolue.  Elle se protège ainsi contre toute l’hostilité du monde, et arrive à être heureuse, à sa façon.

Cinéma d’animation Vs. Cinéma traditionnel

Le vrai défi en animation, c’est d’avoir son propre style, sa propre signature visuelle : « En animation, il peut être aussi facile de faire une scène d’un personnage assis sur son lit, qu’une scène de maison qui brûle. Ce n’est pas le cas au cinéma traditionnel, où une scène d’incendie peut être très complexe à produire. Par contre, en animation, il faut qu’entre ces deux genres de scènes, le spectateur soit en mesure de se retrouver dans un même univers graphique.  », explique Jean-Sébastien.

Ce défi, Alexandra Myotte l’a déjà relevé. Elle réalise des films d’animation depuis plus de dix ans. Elle a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le Félix 2008 pour le vidéoclip de l’année pour la chanson « Échapper au sort » de Karkwa.

Une fois le difi de la siggnature relevé, l’enjeu consiste à contenir une créativité débordante dans les limites des délais et des ressources de production.

La créativité : seule ressource sans limites

Si le cinéma d’animation diffère du cinéma traditionnel, les étapes de production sont les mêmes : conception, scénarisation, storyboard, animation et conception musicale, design sonore et montage d’image.

Au départ, « La fille aux yeux rouges » devait durer 5 minutes. Alexandra et Jean-Sébastien s’étaient donnée 2 mois pour le réaliser. Or, en cours de travail, ils se sont rendus compte que pour faire ressentir aux spectateurs les émotions qu’ils imaginaient, il fallait que le montage respire davantage : « Le projet dure finalement 8 minutes, ce qui correspond 40% d’animations de plus que ce qui avait été prévu au départ. Ce n’était pas prévu dans le budget, mais ce n’était plus un obstacle pour nous », dit Jean-Sébastien.

Un autre projet pour le duo

Le duo travaille en ce moment sur un nouveau projet: « Le ciel pourfendu ». Il  sera en production dès le début de l’année 2010.  « La fille aux yeux rouges » a renforcé les liens des deux auteurs qui n’en étaient pas à leur première collaboration.

« La fille aux yeux rouges » est le seul projet pour lequel nous avons bénéficié d’un contrôle créatif de A à Z. Les gens de TV5 nous ont apporté un support remarquable à toutes les étapes du projet, et on en sort plus confiants et plus prêt à relever de nouveaux défis. » , concluent-ils.

On attend avec impatience « Le ciel pourfendu »!

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À 50 ans, Barbie ne viellit pas

21 décembre 2009 · Laisser un commentaire

La poupée de 50 ans (créée par une femme d’affaires américaine en 1959) serait assise sur une fortune de plus d’un milliard de dollars. À ce jour, elle a exercé de multiples métiers, tels que docteur, enseignante, jockey, vétérinaire, hôtesse de l’air, patineuse artistique, cavalière et mannequin.

Bien connue pour sa poitrine opulente, sa taille et ses longues jambes fines, Barbie fut la première poupée « femme », au corps adulte. Dès sa naissance, elle se présentait déjà comme une révolutionnaire, en osant aller à l’encontre du style rond et asexué de l’époque.

En 1971, Barbie a le vent dans les voiles, et regarde droit devant elle, comme les femmes de son époque : elle conduit sa propre voiture, pratique des métiers de plus en plus sérieux et s’émancipe, comme toutes les femmes de l’époque. De blonde capiteuse, Barbie deviendra brunette sérieuse. En 2005, après 43 ans de vie commune avec Ken, qui lui n’a guère évolué au fil des années, elle a une aventure avec Blaine, un jeune surfeur australien.

Le 24 décembre, 11h : Barbie est-elle une belle Blonde libérée représentant le rêve américain dans tout ce qu’il a de plus matériel, ou transcende-t-elle plutôt les transformations sociales de l’Amérique depuis la Révolution Tranquille ?
J’attends votre avis.

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La vie en Slam (suite)

14 décembre 2009 · Un commentaire

Slam Sauvage

De toutes les capsules présentées dans le cadre de “La vie en Slam”, je suis assez impressionnée par la prestation live, en plein Square Phillips de Queen Ka , à l’heure du lunch. Quel culot de réciter à haute voix, devant les passants à la fois surpris, indifférents, intéressés et dérangés, une ode au sac de plastique, debout sur une chaise.

“ Queen Ka est issue du milieu du théâtre. C’était naturel de la soumettre à cette forme de Slam, communément appelé “Slam sauvage”, me dit David Pieropan. “La spontanéité et le jeu sont plus naturels pour elle”, ajoute-t-il.

Julien m’explique pour sa part qu’ils ont réussi à couper les réactions du public au montage, pour ne se concentrer que sur sa parole. Mais ils ne y sont pas complètement arrivés: il me fait toutefois remarqué que nous pouvons apercevoir dans la capsule, la main d’un sans-abri qui lui brandit un sac et que celui-ci participait ardemment à la prestation.

David m’a fait remarquer que chacun des slammeurs présentés dans les capsules ont un style différent, et que ce style est en lien avec leur identité.

Dirwimmer est une slammeuse scientifique. Sa poésie fait état de son métier qu’elle connaît, et des enjeux qui s’y rattachent. Lippé est musicien à la base : son Slam plus personnel et poétique donne de l’importance au choix et à la rythmique des mots. Oni, une une franco-ontarienne d’origine haïtienne, lutte pour la survie de la langue française dans une province majoritairement anglophone. Et Thouin, pour sa part, récite un Slam inspiré du conte, issus de notre folklore. Au Québec, nous mêlons facilement conte et humoue », termine David.  À chacun son identité, à chacun son Slam!

“ Slammer la vidéo”

L’incursion de Queen Ka dans l’univers du Slam est un peu le fruit du hasard.  “J’ai toujours écrit, dit-elle et j’étudiais en théâtre. Un jour, j’ai eu l’idée de mettre mes textes en scène, sous forme de monologue. J’avais alors demandé à un musicien d’accompagner mes mots d’une ambiance musicale”. C’était il y a trois ans et ce fut le premier spectacle de Queen Ka.

Entre ce premier spectacle et aujourd’hui, Queen Ka, a fait escale à Paris. “J’avais fait des recherches sur le spoken word et j’ai trouvé quelques bars et cafés parisiens qui organisaient des soirées de Slam. J’y ai d’abord assisté en tant que spectatrice, et j’ai ensuite participé à quelques soirées. Réciter des textes en public, là ou personne ne me connaît, n’avait rien de trop compromettant, et ça m’a permis d’apprivoiser le Slam et de me l’approprier. »

Au départ, ses textes étaient très intimistes et n’étaient pas nécessairement écrits pour être lus devant public. Mais le SLAM lui a permis de découvrir le « pouvoir de la  parole ».  Ses textes ont donc évolué et abordent davantage les questions sociales et politiques.

La participation de Queen Ka à “La vie en Slam” a aussi été déterminant pour sa carrière!  “J’ai réalisé que le Slam était quelque chose qui passait très bien dans la forme vidéo, alors que je l’avais toujours envisagé dans le format spectacle seulement. De plus, avoir une vidéo de moi sur le Web m’a permis de réaliser la puissance de ce média pour rejoindre un plus vaste public.”

Lorsqu’elle a créé sa toute dernière pièce, Bang Bang Love, Queen Ka n’a donc pas hésité à utiliser la vidéo pour en faire la promotion. : “ Le Web est un outil tellement accessible, et la vidéo que nous avons produite et diffusée dans les médias sociaux pour faire la promotion de Bang Bang Love a certainement eu plus d’impact qu’une publicité dans un journal. La vidéo dure indéfiniment, à des coûts tellement moindres!”

Le Fonds TV5 pour la relève

Au départ, “La vie en Slam” devait prendre la forme d’un documentaire, dans sa forme traditionnelle. Julien Fréchette est documentariste à la base. “Le Doigt dans l’oeil” , un documentaire portant sur l’Île René-Levasseur, portion encore vierge de la forêt boréale, avait d’ailleurs été produit par David Piéropan, et s’était mérité le prix du public du festival de films de Portneuf sur l’environnement. “La recherche d’une meilleure justice sociale et son intérêt pour les enjeux de sociétés occupent une place fondamentale au coeur de ses films”, peut-on lire sur le site de Parole Citoyenne.

Pas étonnant qu’il se soit intéressé à documenter le Slam. Or, avec sa participation au Fonds TV5, il expérimente un nouveau format, destiné à un nouveau médium : “Au départ, je n’avais pas pensé à segmenter ce documentaire sur le Slam en différentes capsules. Ça m’a permis de conceptualiser mon approche en cinq différents portraits, plus concis.C’est un format accessible, et la force du Web, jumelée à la crédibilité de TV5, aide sûrement à faire connaître mon travail, et à me faire reconnaître.”

Pour David Pieropan, la participation au Fonds TV5 a eu pour avantage de rendre le projet éligible au crédit d’impôt, en plus de lui permettre de développer une relation d’affaires avec TV5. « Au départ, TV5 devait acheter le documentaire sur le Slam, mais nous s’avons pas eu assez de ressources pour le mener à terme. Le Fonds nous a permis de compléter la production de notre travail sur le Slam, dans le cadre d’un projet qui a pris une tout autre forme. Le fait que les capsules soient destinées au Web nous a demandé de repenser notre approche autrement, ce qui nous a ouvert de nouveaux horizons.Je pense déjà à soumettre un projet dans le cadre de la prochaine édition”, conclue David.

 

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La vie en Slam

14 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Slam  “manifestif

Première série de capsules diffusées dans le cadre du FONDS TV5 : La vie en Slam, réalisée par Julien Fréchette et produite par David Pieropan.

Finie, la chanson engagée? Le Slam a beau être difficile à définir, cette forme d’art oratoire émergente se pratique avec engagement, sans indifférence. Environnement, éthique, racisme, amour et haine:  les “poètes-slammeurs” maîtrisent les mots  leur musique pour nous faire réfléchir. Les artiste slammeurs s’approprient le pouvoir de la langue pour exprimer des réalités dérangeantes, en y apportant toujours une morale qui fait beaucoup plus dans le jeu de mot que dans la dite morale.

C’est en portant un regard d’abord curieux sur un art encore nouveau au Québec que les Julien Fréchette et David Pieropan ont eu le piqûre: “la première fois que j’ai vu un spectacle de Slam, c’était à Lavaltrie. Un ami m’a amené, et j’ai été intrigué par cette nouvelle façon de faire du spectacle. C’était nouveau, différent. À la fois du théâtre, de la poésie, de la chanson, un mélange difficile à définir en un mot”, explique simplement Julien. “Pendant un peu plus d’un an, on s’est mis à suivre les slammeurs et à assister à plusieurs de leurs spectacles”, poursuit David.

Si le Slam est encore émergent au Québec, il est difficile de ne pas penser qu’il plonge sesr racines dans la culture hip-hop qui, avec ses airs à la fois festifs et revendicatifs. La notion de compétition, présente dans le SLAM, n’est pas sans rappeler celle des hip hop battle

 

“Slam : Spoken word beat?”

Selon Grand Corps Malade , slammeur français qui appartenait au premier collectif de Slam en France, “il existe autant de définitions du Slam qu’il y a de slammeurs”. Grand Corps est probablement un icône et un important importateur du Slam au Québec, où il s’est fait connaître en même temps que son art en 2006. Or, bien avant son apparition au Québec, cette forme de joute oratoire avait déjà pris naissance aux États-Unis.

 Ouvrier dans le bâtiment, Marc Smith accompagne un soir sa petite amie dans un atelier de déclamation de poésie. D’emblée, le manque d’énergie le frappe, ainsi que la quasi indifférence des poètes vis à vis de leur public. Il imagine alors l’organisation d’un tournoi de poésie, qu’il organise au Get Me High Lounge à Chicago, en 1884. C’est le point de départ du succès mondial du slam. n 1987, toujoure à Chicago, le Green Mill devient le point de rencontre Slam à Chicago.

 « Marc Smith n’aura eu qu’à modifier le concept de départ pratiqué par les poètes-beat. Il aura relancé la prise de parole poétique sur la place publique et à l’échelle planétaire. Il incombe désormais à chacun d’avoir les mots pour se dire !”, selon l’analyse de Lucien Francoeur.

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Comment découvrir Dany Laferrière sans se fatiguer?

14 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Écrivain atypique et attachant, Dany laferrière  a quitté son île natale à l’âge de 23 ans. Ce fut le début d’un ballottage entre deux patries et deux cultures.  Son œuvre est d’ailleurs marquée par les thèmes de l’exil, de l’identité, et du temps qui passe.

« La dérive douve d’un enfant de Petit-Goâve » nous ramène aux sources de son enfance. On y retrouve  les lieux qui donnent vie à « L’Enigme du retour », son plus récent roman (pour lequel il vient de gagner un prix Médicis), qui caracole sur les listes de best-sellers au Québec. Quant au film, il a  remporté le prix du public aux Rencontres Internationale du Documentaire de Montréal 2009.

À voir ce mercredi, à 11h, si une tempête vous garde à la maison et à revoir le 26 décembre à 17h30.

→ Laisser un commentaireCatégories : Documentaire
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Tendance: « les réfugiés climatiques »

11 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Comment nommer un peuple en exil, qui a dû quitter son territoire non pas à cause d’une guerre ou d’un grave conflit, mais parce que son territoire a disparu, englouti sous la mer? En plein sommet de Copenhague, TV5 nous  présente ces peuples d’exilés, ce soir à 20H, dans le documentaire « Un soir pour la Terre ».

Tandis qu’il y en a qui perdent  leur territoire parce que le niveau de la mer augmente, d’autres le perdent parce qu’il se transforme en désert. La progression  des déserts s’est en effet accélérée ces récentes années, et ceux-ci ne cessent de pousser comme des peaux sèches et affamées. Et on n’est pas dans la science fiction quand on voit des avions se glisser dans les nuages dans l’espoir de faire tomber la pluie. Ce n’est que « la pointe de l’iceberg »: ce  documentaire présente des témoignages exclusifs de réfugiés climatiques , recueillis dans plus de 17 pays..

Le Bengladesh et l’Australie sont déjà gravement affectés. Comment stopper  la détérioration écologique qui bouleverse la vie de milliers de gens? Un débat suit le  documentaire. Parmi les invités: Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à la présidence française et ancienne ministre de l’environnement.

 Un documentaire qui devrait confondre tous les « climato sceptiques »

→ Laisser un commentaireCatégories : environnement

Lendemain de Guignolée

11 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Hier, ils ont bravé le froid et le vent. Merci d’avoir supporté les lutins TV5, et d’avoir contribué généreusement à la Grande Guignolée de médias!

→ Laisser un commentaireCatégories : Société

Sommet de Copenhague, jour 1

7 décembre 2009 · Laisser un commentaire

C’est aujourd’hui la première journée de débats et de discussions entre les grandes puissances mondiales afin de trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. À cet égard, un article de Monique Grégoire  nous explique pourquoi le Canada ne sera pas bien reçu à Copenhague, faute de ne pas avoir respecté sa signature du protocole de Kyoto, et de ne pas avoir une position très claire sur les changements climatiques.  

Si, au Canada, la production pétrolière et gazière est la grande responsable du fléau climatique, à l’échelle planétaire, un rapport de la FAO de 2006 déclare que l’élevage est la plus grande source d’émissions des gaz à effet de serre. Les pets d’animaux polluent gravement, encore plus que les transports ! Ce n’est pas un mythe :

« Avec leurs flatulences chargées de méthane (72 fois plus puissant que le CO2 sur 20 ans), leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs (300 fois plus puissant que le CO2), sans compter les émissions d’ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes. Au Brésil, 38% de l’Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins

Faut-il devenir végétarien, ou administrer au bovin d’élevage une nourriture anti-flatulences?

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Dernière d’APOCALYPSE. La deuxième guerre mondiale

 C’est bel et bien  le dernier épisode d’Apocalypse , ce soir à 20h. Ce soir, on nous présente la dernière année du conflit mondial, soit «l’enfer » (d’où le titre de l’épisode) qui se déroule sous nos yeux.  Si vous avez manqué des épisodes, vous pourrez lire Le journal d’Anne Frank pour patienter en attendant une rediffusion – En rafale du 28 au 30 décembre –  de la série pendant le temps des fêtes…

→ Laisser un commentaireCatégories : Grands événements historiques

Club Social me fait réfléchir

3 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Tous des conspirateurs?

Un conspirateur  c’est un partisan de la théorie du complot. Par exemple, un conspirateur aurait tendance à expliquer la campagne des autorités publiques en faveur de la vaccination contre le virus H1N1 comme étant le résultat d’une propagande orchestrée par les compagnies pharmaceutiques, souhaitant s’enrichir sur le dos d’une population aux prises avec une épidémie de grippe (et de névrose paranoïaque, pour laquelle il n’existe aucun vaccin).

Cette thèse du « complot des compagnies pharmaceutiques », je l’ai lue sur Internet. Internet constitue en effet un outil formidable pour la propagation des théories du complot et il les propage à une vitesse fulgurante. C’est justement ce dont nous parle l’émission de Club Social  de ce soir, diffusée sur TV5 à 20h.  J’ai été confrontée à ce que je nommerais l’ère du mensonge, d’après les propos d’un participant à l’émission, pour décrire cette époque à laquelle nous vivons. Époque où « l’information (tout comme l’argent) est concentrée entre les mains de certains élus qui s’enrichissent au détriment d’une majorité », selon un autre.

C’est préoccupant, surtout si je pense à l’utilisation accrue de l’Internet. Ce média, qui génère des sources d’informations illimitées pour l’individu qui désire s’informer, engendrerait, en contrepartie, la conspiration. « Le mensonge est partout. Les gens ont perdu leur capacité personnelle à faire leur propre recherche, à se fier à leurs propres observations quand des affirmations leur sont données », prétend Benoît Guérin-Lajoie, qui se décrit lui-même comme un « chercheur de vérité ». Ce qui est inquiétant, ce n’est pas seulement que des partisans de la théorie du complot pullulent, mais qu’ils sont crus par des lecteurs crédules, qui leur font confiance sans vérifier par eux-mêmes si ce qu’ils disent est vrai.

Encore récemment, nous avons été médiatiquement transportés dans le Climate Gate, stipulant que les environnementalistes ne sont que des fraudeurs qui effraient la population avec l’éminence du  réchauffement de la planète, tout ça en vue de prendre le contrôle économique de certaines industries. Qui croyez-vous? Et puis franchement, comment ne pas être un peu conspirateurs, avec tous les livres et articles qui nous mettent en garde contre tous les complots de la Terre?

***

Madame Docteur

En région, 8 diplômés universitaires sur 10 sont des filles. À la faculté de médecine, 60% des étudiants sont en fait des étudiantes, et il semblerait que ce pourcentage puisse atteindre 85% dans le contexte des professions libérales. Sans chercher la conspiration, je me questionne sur les causes véritables de cette réalité, qui n’est pas sans créer un certain décalage dans les relations de couple : à la lueur de ces données, nous devrions nous attendre à rencontrer davantage de Madame Docteur et de Monsieur Infirmier, ou de Madame Avocate et de Monsieur Secrétaire juridique.

Or, « avoir une pensée claire et affirmée fait peur aux hommes », souligne l’intellectuelle Elsa Pépin, interviewée dans le cadre de l’émission et détentrice d’une maîtrise en littérature. Toujours selon Elsa, les hommes seraient menacés par les femmes éduquées. Sans croire à une cohabitation équilibrée et équitable entre les genres en toute circonstance, j’ai été apaisée par les propos du psychologue Luc Granger, que vous verrez dans l’émission : « le niveau d’intelligence (j’ai compris confiance) est plus important que le niveau d’éducation (j’ai compris diplômation) ».

Les gars, expliquez-moi en quoi une fille qui a des idées, une personnalité, de l’autonomie et de l’ambition fait peur plus qu’elle stimule et les filles, n’oubliez pas qu’en vous achetant un diplôme, la personnalité, la débrouillardise et l’intelligence sociale ne viennent pas en prime… À titre de « fille diplômée » qui a fréquenté d’autres filles et d’autres gars diplômés, j’ai remarqué de nombreux complexes d’infériorité qui ne sont pas disparus  pas à l’obtention du diplôme…

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